Back-up : définition
Fonction qui maintient l’alimentation du bâtiment pendant une coupure du réseau.
Définition
Fonction assurée par certains onduleurs, qui permet à tout ou partie d’un bâtiment de rester alimenté lorsque le réseau est coupé. Sans elle, une installation photovoltaïque s’arrête net dès la panne de secteur, y compris en plein soleil. Ce n’est pas un défaut mais une obligation de sécurité : elle protège les agents qui interviennent sur le réseau d’une réinjection sauvage.
Le back-up suppose donc un onduleur capable de créer son propre réseau et un dispositif de découplage qui isole physiquement l’installation. Il s’accompagne presque toujours d’une batterie, faute de quoi l’alimentation s’effondre au premier nuage. On distingue le back-up partiel, qui ne secourt qu’un tableau dédié, du back-up total, nettement plus rare et plus coûteux.
En pratique
- Identifier les circuits réellement à secourir
- Dimensionner la batterie associée
- Vérifier le dispositif de découplage
- Câbler un tableau de secours dédié
- Tester la bascule à la réception
- Expliquer les limites au client
Caractéristiques techniques
- Nécessite un onduleur hybride compatible
- Bascule typique en 10 à 20 millisecondes
- Découplage obligatoire vis-à-vis du réseau
- Batterie quasi indispensable
- Puissance de secours souvent plafonnée
- Partiel ou total selon le tableau secouru
Idées reçues et erreurs fréquentes
- Faux« Une installation solaire fonctionne pendant une coupure. » Par défaut, non. Sans fonction back-up, l’onduleur se coupe volontairement pour protéger les agents intervenant sur le réseau.
- Faux« Le back-up rend autonome du réseau. » Il secourt quelques circuits pendant quelques heures. L’autonomie complète est un projet d’une tout autre ampleur, et d’un tout autre budget.
- Faux« Une batterie suffit à avoir du back-up. » Il faut aussi un onduleur capable de créer son propre réseau et un dispositif de découplage conforme. La batterie seule ne suffit jamais.
- Faux« Le back-up alimente toute la maison. » Le plus souvent il alimente un tableau dédié : éclairage, réfrigérateur, box internet. Le chauffage électrique et les plaques de cuisson restent hors de portée.
- Faux« La bascule est instantanée et imperceptible. » Elle prend généralement 10 à 20 millisecondes. Suffisant pour l’électroménager, pas toujours pour certains équipements sensibles ou médicaux.
- Faux« Le back-up est rentable. » Il ne génère aucune économie. C’est une assurance de confort, ou de continuité d’activité pour un professionnel, et cela se juge comme telle.
Repères chiffrés
La bascule s’effectue typiquement en 10 à 20 millisecondes sur les onduleurs hybrides du marché. La puissance de secours est souvent plafonnée bien en dessous de la puissance nominale, fréquemment autour de 3 à 5 kW en résidentiel. Une batterie de 5 à 10 kWh couvre quelques heures sur un tableau de secours réduit, jamais une maison entière chauffée à l’électrique. Sans batterie, le back-up ne tient que tant que le soleil donne et s’effondre au premier passage nuageux.
Pour aller plus loin
Quatre points à maîtriser avant de vendre cette fonction à un client.
Pourquoi l’onduleur se coupe
En cas de coupure réseau, toute injection deviendrait dangereuse pour les agents intervenant sur la ligne. Le découplage automatique est une exigence de sécurité, pas une limitation commerciale.
Partiel ou total
Le back-up partiel alimente un tableau dédié, choisi à l’étude. Le back-up total suppose de dimensionner l’ensemble pour la pointe du bâtiment, ce qui change l’ordre de grandeur du budget.
Le rôle de la batterie
Sans stockage, la puissance disponible suit les nuages. La batterie transforme une fonction anecdotique en service réellement utilisable.
Le test de réception
Provoquer une coupure et vérifier la bascule fait partie de la réception. C’est aussi le moment de montrer au client ce qui reste alimenté, et ce qui ne l’est pas.
Offres du secteur
Questions fréquentes
Mon installation fonctionne-t-elle pendant une coupure ?
Pas sans fonction back-up. L’onduleur se déconnecte automatiquement, même en plein soleil, pour des raisons de sécurité sur le réseau.
Faut-il obligatoirement une batterie ?
En pratique oui. Sans stockage, la puissance disponible varie avec l’ensoleillement et l’alimentation devient inexploitable dès qu’un nuage passe.
Combien de temps tient un back-up ?
Quelques heures sur un tableau réduit avec une batterie de 5 à 10 kWh. Tout dépend des circuits secourus et de la consommation réelle.
Quelle puissance reste disponible ?
Souvent 3 à 5 kW en résidentiel, soit bien moins que la puissance nominale de l’installation. C’est une limite à annoncer clairement avant signature.
La bascule coupe-t-elle les appareils ?
Une interruption de 10 à 20 millisecondes passe inaperçue pour l’électroménager courant. Certains équipements sensibles peuvent redémarrer.
Le back-up est-il rentable ?
Non, et il ne faut pas le vendre comme tel. C’est une assurance de continuité, particulièrement pertinente pour une exploitation agricole ou un local professionnel.
Peut-on l’ajouter après coup ?
Seulement si l’onduleur en place le permet. Sinon il faut le remplacer, ce qui rend l’ajout tardif nettement plus coûteux que la prévision initiale.
Ce sujet revient-il en entretien ?
Oui, et il départage. Un candidat qui promet à un client que son installation fonctionnera pendant une coupure, sans vérifier l’onduleur, crée un litige à retardement.
Termes proches du back-up
Ces sujets peuvent vous intéresser
Tous les métiers du photovoltaïque, de la pose au bureau d’études.
Les termes techniques du solaire, expliqués simplement.
Les rémunérations par métier et par niveau d’expérience.
Actualités, conseils carrière et tendances du recrutement.