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LEXIQUE SOLAIRE · SOLAR PEOPLE
n. m.

Smart charging : définition

Recharge pilotée d’un véhicule électrique, asservie à la production solaire ou à un signal réseau.

Catégorie :
Technique et équipement
Où on le rencontre :
Devis IRVE, étude d’autoconsommation, offre
Repères chiffrés :
Seuil minimal de charge vers 1,4 kW
Niveau de technicité :
Professionnel
Texte de référence :
Protocoles OCPP, ISO 15118
Qui l’emploie :
Électricien, chargé d’affaires, exploitant

Définition

Pilotage intelligent de la recharge d’un véhicule électrique, qui module la puissance ou décale les créneaux en fonction d’un signal extérieur : production solaire disponible, tarif de l’électricité, capacité du raccordement, ou demande du gestionnaire de réseau. On dit aussi recharge pilotée, mais l’anglicisme domine dans les documentations et les offres d’emploi.

Pour la filière solaire, c’est le complément le plus rentable d’une installation. Une recharge non pilotée démarre quand le conducteur rentre, souvent le soir, quand les modules ne produisent plus : elle consomme donc du réseau. Pilotée sur le surplus, la même recharge absorbe la production de la journée et transforme des kilowattheures vendus 1,1 centime en kilowattheures évités à plus de vingt fois ce prix.

En pratique

  • Vérifier que la borne accepte le pilotage
  • Installer la mesure de production et de consommation
  • Régler les seuils de déclenchement
  • Arbitrer entre solaire pur et solaire plus réseau
  • Vérifier la compatibilité du véhicule
  • Expliquer le fonctionnement au client

Caractéristiques techniques

  • Modulation de puissance ou décalage horaire
  • Mesure en temps réel indispensable
  • Protocole OCPP côté borne
  • ISO 15118 pour le dialogue avec le véhicule
  • Courant minimal de charge souvent 6 A
  • Compatible avec un pilotage tarifaire

Idées reçues et erreurs fréquentes

  • Faux« Toute borne fait du smart charging. » Beaucoup se contentent d’une programmation horaire. Le pilotage sur surplus suppose une mesure en temps réel et une borne capable de moduler sa puissance.
  • Faux« Une programmation horaire suffit. » Elle ne suit pas la météo. Un ciel couvert, et la recharge tire sur le réseau sans que rien ne s’ajuste. Le pilotage réel se fait sur la production mesurée.
  • Faux« Le véhicule accepte n’importe quelle puissance de charge. » La plupart imposent un courant minimal, souvent autour de 6 ampères. En dessous, la charge s’interrompt au lieu de ralentir.
  • Faux« Le smart charging suppose une batterie stationnaire. » Non. Le véhicule est lui-même le stockage, et il est déjà payé. C’est ce qui rend ce levier si rentable.
  • Faux« C’est un gadget de confort. » C’est le levier le plus efficace pour faire monter le taux d’autoconsommation d’un foyer équipé, bien avant l’achat d’une batterie.
  • Faux« La recharge bidirectionnelle est déjà courante. » Le V2G reste marginal en France : peu de véhicules compatibles, peu de bornes, et un cadre contractuel encore en construction.

Repères chiffrés

Une recharge non pilotée démarre au branchement, généralement le soir, et consomme donc du réseau. Pilotée sur le surplus, elle peut absorber l’essentiel de la production diurne d’une installation résidentielle. Un point technique souvent négligé mérite attention : la plupart des véhicules imposent un courant de charge minimal, de l’ordre de 6 ampères, soit environ 1,4 kW en monophasé. En dessous de ce seuil de production disponible, la charge s’interrompt au lieu de ralentir, ce qui rend le réglage des seuils déterminant pour éviter les démarrages et arrêts à répétition.

Pour aller plus loin

Quatre niveaux de sophistication, du plus simple au plus rare.

Trois niveaux de pilotage

La programmation horaire décale, la modulation suit la production mesurée, le pilotage par signal réseau répond à une demande extérieure. Trois équipements différents, trois budgets.

Le seuil minimal de charge

Autour de 1,4 kW en monophasé. C’est le paramètre qui fait échouer les installations mal réglées : la charge démarre, s’arrête, redémarre, et l’usager finit par désactiver le pilotage.

Les protocoles

OCPP fait dialoguer la borne et la supervision, ISO 15118 fait dialoguer la borne et le véhicule. Vérifier les deux avant de promettre une fonctionnalité au client.

Le V2G

La recharge bidirectionnelle, où le véhicule réinjecte, reste marginale en France. Le sujet est réel mais ne se vend pas encore comme une solution disponible.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que le smart charging ?

Le pilotage de la recharge d’un véhicule électrique en fonction d’un signal : production solaire, tarif, ou demande du réseau.

Oui, une borne capable de moduler sa puissance et de dialoguer avec un système de mesure. Une borne à programmation horaire simple ne suffit pas.

Cela dépend des usages, mais recharger sur le surplus plutôt que sur le réseau transforme un kilowattheure vendu 1,1 centime en un kilowattheure évité au tarif de votre fournisseur.

Probablement parce que la production disponible est passée sous le courant minimal accepté par le véhicule, de l’ordre de 6 ampères. Les seuils de déclenchement sont à revoir.

Non, et c’est tout l’intérêt : le véhicule fait office de stockage, sans investissement supplémentaire.

Un protocole ouvert de communication entre la borne et son système de supervision. Il conditionne l’interopérabilité et l’évolutivité de l’installation.

Encore très peu en France. Peu de véhicules et de bornes compatibles, et un cadre contractuel en construction.

De plus en plus, sur les postes qui associent solaire et mobilité. La double compétence photovoltaïque et IRVE pilotée est rare et bien valorisée.

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