Injection réseau : définition
Transfert vers le réseau public de l’électricité produite et non consommée sur place.
Définition
Transfert vers le réseau public de distribution de l’électricité produite par une installation et non consommée sur place. L’injection suppose une convention d’exploitation avec le gestionnaire de réseau, un comptage adapté, et un contrat avec un acheteur lorsque l’électricité est vendue.
Trois configurations coexistent. L’injection totale, où toute la production part au réseau. L’injection du surplus, où seul l’excédent d’autoconsommation est injecté. Et l’injection nulle, où un dispositif bride la production pour la maintenir à zéro à la sortie, configuration retenue quand le raccordement l’impose ou quand le tarif de rachat ne justifie plus les démarches administratives.
En pratique
- Choisir la configuration d’injection
- Faire poser le comptage adapté
- Signer la convention d’exploitation
- Respecter la puissance d’injection autorisée
- Suivre les index injectés
- Facturer à l’acheteur obligé
Caractéristiques techniques
- Injection totale, en surplus ou nulle
- Comptage dédié selon la configuration
- Convention d’exploitation obligatoire
- Puissance plafonnée par le contrat
- Découplage automatique en cas de coupure
- Index relevés pour la facturation
Idées reçues et erreurs fréquentes
- Faux« Injecter rapporte autant que consommer sa production. » Depuis juin 2026, le kilowattheure injecté est racheté 1,1 centime, soit plus de vingt fois moins que le prix payé au fournisseur pour le même kilowattheure.
- Faux« On peut injecter sans convention. » Toute injection suppose une convention d’exploitation avec le gestionnaire de réseau. Injecter sans convention est irrégulier et peut entraîner une déconnexion.
- Faux« L’installation injecte pendant une coupure réseau. » Non. L’onduleur se découple automatiquement, précisément pour protéger les agents intervenant sur la ligne.
- Faux« L’injection totale est toujours plus rentable. » Elle l’a été tant que le tarif de rachat était élevé. Avec un rachat à 1,1 centime, l’autoconsommation l’emporte très largement.
- Faux« Le compteur tourne à l’envers. » Cela n’a été vrai qu’avec les anciens compteurs électromécaniques. Les compteurs actuels comptabilisent séparément le soutirage et l’injection.
- Faux« On peut injecter autant qu’on veut. » La puissance d’injection est plafonnée par la convention. La dépasser expose à un écrêtage imposé, voire à une remise en cause du contrat.
Repères chiffrés
Depuis l’arrêté du 1er juin 2026, l’électricité injectée est rachetée 1,1 centime d’euro par kilowattheure, pour les demandes complètes de raccordement déposées à partir du 5 juin 2026, sur un contrat de vingt ans indexé de 2 % par an. À comparer au prix du kilowattheure acheté à un fournisseur, plus de vingt fois supérieur. Ce seul écart a fait basculer le marché résidentiel de la vente totale vers l’autoconsommation avec injection du surplus.
Pour aller plus loin
Quatre points qui déterminent ce que rapporte réellement une installation.
Trois configurations
Totale, surplus, nulle. Le choix se fait à l’étude et engage le comptage, le contrat et l’économie du projet pour vingt ans. Revenir dessus après coup coûte cher.
Le comptage
Selon la configuration, il faut un comptage de production dédié ou une configuration particulière du compteur existant. C’est ce comptage qui fait foi pour la facturation, pas le suivi de l’onduleur.
La convention d’exploitation
Elle fixe la puissance d’injection autorisée et les règles de découplage. C’est le document qui rend l’injection légale, et il se signe avant la mise en service.
L’injection nulle
Longtemps marginale, elle redevient pertinente : quand le rachat ne couvre plus les démarches, produire uniquement pour soi simplifie tout le dossier administratif.
Offres du secteur
Questions fréquentes
Combien rapporte l’électricité injectée ?
1,1 centime d’euro par kilowattheure depuis l’arrêté du 1er juin 2026, pour les demandes déposées à partir du 5 juin 2026. Les installations antérieures conservent leur tarif d’origine.
Faut-il une autorisation pour injecter ?
Oui, une convention d’exploitation avec le gestionnaire de réseau. Elle fixe notamment la puissance maximale que vous pouvez injecter.
Vaut-il mieux injecter ou autoconsommer ?
Autoconsommer, très nettement, depuis la refonte tarifaire. Chaque kilowattheure consommé sur place évite un achat bien plus cher que ce que rapporte l’injection.
Qu’est-ce que l’injection nulle ?
Une configuration où un dispositif bride la production pour qu’aucune électricité ne parte au réseau. Elle simplifie le dossier et devient pertinente quand le rachat est négligeable.
Mon installation injecte-t-elle pendant une coupure ?
Non. Le découplage automatique est obligatoire et protège les intervenants sur le réseau.
Qui relève les index injectés ?
Le gestionnaire de réseau, via le comptage. C’est ce relevé qui sert de base à la facturation auprès de l’acheteur.
Que se passe-t-il si je dépasse la puissance autorisée ?
Le dépassement peut être écrêté d’office et, s’il est répété, remettre en cause la convention. La puissance autorisée n’est pas indicative.
Ce sujet revient-il en entretien ?
Systématiquement en avant-vente. Un candidat qui vend encore de la vente totale comme la solution la plus rentable n’a pas suivi l’évolution du cadre tarifaire.
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